Baromètre EY sur l’Attractivité: la France relégable!

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Attractivité : la France relégable

Barometre-des-banques-2016Selon le baromètre annuel publié par EY, la France a été, en 2015, à « contre-courant » de l’attractivité européenne. Les 42 pays de l’Europe économique ont accueilli un nombre record de 5 089 implantations internationales en 2015 ; avec 598 projets, la France est à la traine.

Alors qu’en 2015, 150 nouveaux sièges sociaux se sont installés au Royaume-Uni – soit trois fois plus qu’en 2014 –, la France n’en a compté que 11… En témoigne d’ailleurs l’actualité récente : le groupe parapétrolier Technip, qui vient de fusionner avec FMC, a décidé la semaine dernière d’installer son siège social dans la capitale britannique.

« La tendance européenne est très dynamique avec un nombre record d’investissements étrangers sur le Vieux Continent. Les économies des pays émergents connaissent des difficultés et, dans ce contexte, l’Europe est vue comme rassurante et stable. Mais, si la France s’accroche, elle perd tout de même du terrain face à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne ».

Il faut dire que la perception de notre compétitivité-prix reste très dégradée. 72% des décideurs internationaux jugent notre fiscalité « peu ou pas du tout attractive ». Ni la montée en gamme du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, ni l’assouplissement relatif du régime fiscal des impatriés ne semblent les avoir fait changer d’avis. Autres points négatifs : le niveau de charges sociales, l’inflexibilité du marché du travail et l’instabilité normative.

Même s’il s’agit surtout de projets d’extension de capacités souvent petits, la France reste cependant première à accueillir les investissements industriels. Et selon l’étude, la perception qu’ont les étrangers de notre territoire aurait tendance à s’améliorer.

Quoi qu’il en soit, il est désormais impossible de faire l’impasse sur les réformes sociales et fiscales. La loi El Khomri pourrait bien rassurer les investisseurs en donnant le signal positif d’une prise de conscience ; mais elle ne suffira pas à redorer notre compétitivité.

H.Chalvin

(Source : Le Figaro / Les Echos/ EY)

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