La « blockchain » : la solution testée par les plate-formes de financement participatif

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Afin de permettre plus de transparence dans les transactions, plusieurs plate-formes de financement participatif vont mettre à l’essai une blockchain, cette technologie de de stockage d’informations. Il leur faudra néanmoins pour cela faire face à de nombreux obstacles. 

blockchain

Crédits photo : BlockchainTechnologies.com

La Caisse et dépôts et l’association Financement Participatif Franc (FPF) ont annoncé travailler à la mise en place d’une blockchain afin de permettre la gestion des minibons, ces titres nominatifs réservés aux plate-formes de financement participatif. Quatre plate-formes sont concernées par cette expérimentation, à savoir Credit.fr, Enerfip, Lumo et Unilend.

Pour rappel, la blockchain (ou chaîne de blocs) est « une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle », comme l’explique le site Blockchain France. Elle permet de constituer une base de données contenant l’historique des échanges effectués entre tous ses utilisateurs.

De nombreux obstacles restent à franchir

Pour les plate-formes de financement participatif, l’objectif est de rassurer les clients sur leurs transactions en leur proposant un registre en temps réel et infalsifiable. Mais pas seulement. « Ce projet a également pour ambition de contribuer à l’élaboration des conditions réglementaires de l’usage de la blockchain dans l’écosystème financier français en partenariat avec le régulateur » expliquent la Caisse des dépôts et FPF dans un communiqué commun.

Néanmoins, rien n’est encore fait pour les deux organismes. « Deux sujets sont particulièrement épineux, explique ainsi Nicolas Lesur, vice-président de FPF. Le premier est celui du coût des transactions car les blockchains classiques utilisent les bitcoins : réaliser des échanges de titres sur la blockchain impliquerait donc des transferts de devises potentiellement coûteux et complexes pour nos clients. Le second est celui de l’identification des clients. Toutes les plate-formes n’ont pas les mêmes critères et nous ne pouvons pas nous reposer sur les vérifications faites par nos partenaires pour autoriser des échanges de titres ».

H.G.

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