Crise de 2008 : pourquoi John Galt (et Ayn Rand) avaient raison !

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Bonjour à toutes et à tous,

 

Fin de semaine dernière, j’en parlais déjà. De cette conclusion épique du livre La Grève dont chacun de nous devrait se saisir le plus rapidement possible. Pourquoi John Galt et, à travers son héros, Ayn Rand avait-elle raison ? La réponse nous vient de la crise de 2008 !

 

Si je devais résumer l’œuvre majeure d’Ayn Rand, je dirais qu’elle passerait par la phrase suivante : sans les entrepreneurs, point de salut.

 

Depuis des décennies, des siècles même, il n’est de cesse fait mention des entreprises comme seules pourvoyeuses de l’activité et de la croissance. Il est toujours fait allusion au fait que les entreprises peuvent recruter, créer de l’activité, innover. Parmi toutes celles et ceux qui sautent telles des cabri en revendiquant cela, combien le pensent réellement et ont compris tout ce que cela implique ?

J’aimerais vous raconter une histoire. Ou plutôt un moment. Un moment qui débute à l’aube de la crise de 2008, en août 2008 plus précisément. Votre serviteur était alors rappelé par le gouvernement car, selon les spécialistes, « de graves indicateurs émergeaient ».

 

En 2008, alors en charge des PME, on me convie donc à une réunion à Matignon. La veille, j’avais rencontré une quinzaine d’entrepreneurs en Touraine qui m’avaient fait part de leur très vive inquiétude en raison des établissements financiers qui ne leur prêtaient plus les liquidités dont ils avaient tant besoin. Ils me parlèrent d’un système en thrombose qui était dans un état de psychose. J’avais face à moi des PME qui pouvaient, du jour au lendemain, disparaître. Alors bien entendu, quand le lendemain j’arrivai à Matignon, et que de grandes institutions me faisaient part de leur confiance, j’émis quelques doutes. Nous ne le savions pas encore – quand bien même j’avais commencé à l’estimer – mais la France arrivait à une des plus grandes crises de son histoire.

Ayant émis des doutes, le gouvernement maintint sa confiance conférée par les institutions mais me donna une semaine, entendant mes craintes, pour préparer un plan d’action. C’est ce que je fis en gonflant largement OSEO qui allait se porter caution auprès des milliers de PME partout en France qui couraient le risque de ne plus avoir de financement. Il y eut une prise de conscience, qui bien entendu était destinée à s’aggraver dans les mois à venir, selon laquelle le système était entré dans une période de troubles à l’horizon incertain.

 

Pourquoi ce moment en particulier m’a-t-il marqué ?

 

Car, et de la façon la plus poignante possible, j’ai touché du doigt cette précarité du statut de l’entrepreneur. Car j’ai ressenti pleinement comment sans entrepreneur le pays ne pouvait pas se sauver.

Du jour au lendemain, fin août 2008, nous aurions pu perdre des milliers de PME, ce qui auraient entraîné une catastrophe sociale et économique sans précédent !

En prenant conscience de cet enjeu, nous avons mis en place une action qui, ponctuellement, pourrait apaiser des tensions.

 

Je puis vous assurer que même si j’en avais la certitude intime, ce moment me confirma définitivement dans l’idée selon laquelle les entrepreneurs étaient vitaux pour notre pays et notre société. Et c’est en ce sens que, finalement, et a posteriori, je trouve que la crise de 2008 nous a rappelés dans nos convictions.

Sans entrepreneurs, point de salut.

John Galt et Ayn Rand avaient raison.

Il aura fallu plus d’un demi-siècle pour le montrer pleinement au monde public.

 

Très bonne journée à vous, et à bientôt

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