L’Urssaf prend Uber à la gorge et plus si affinités…

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L’annonce par l’Urssaf d’Ile-de-France du lancement de procédures à l’encontre d’Uber pour faire reconnaître le statut de salariés aux chauffeurs indépendants inquiète les entrepreneurs du secteur de l’économie collaborative.

Urssaf Uber

« Nous sommes Urssaf, CANCRAS et CARBALAS, qui que tu sois, quoi que tu fasses, faut qu’tu craches, faut qu’tu payes, pas possible que t’en réchappes, nous sommes les frères qui rapent tout » Les Inconnus

Le modèle utilisé par Uber est en effet celui de la quasi-totalité des VTC, et plus largement de toutes les sociétés qui se sont lancées ces dernières années dans la livraison de repas, de colis, de meubles ou de bouquets.

Que deviendront toutes ces start-up si l’Urssaf remporte son bras de fer judiciaire avec Uber ?

Et surtout, quand va-t-on perdre l’habitude d’ajouter des règles à chaque fois qu’une nouvelle entreprise arrive sur le marché ? On sait pourtant d’expérience qu’aucune bataille judicaire n’a jamais empêché la disruption : on ne tue pas une innovation par la contrainte !

Hélas, nous ne disposons que de très peu d’informations sur le fond du dossier. D’où les doutes qui commencent à s’accumuler chez les habitués du free lance, qui se demandent si les griefs de l’Urssaf porteront uniquement sur les pratiques spécifiques à Uber…

Le contrôle aurait été diligenté il y a plus d’un an, à l’époque où l’Etat multipliait les procédures pour convaincre la start-up de San Francisco d’arrêter Uber Pop. Nous suivrons cette affaire de près.

En attendant, n’oublions pas que le recours à des indépendants n’a rien d’illégal. A contre-courant de la pratique des taxis certes, mais pratiqué depuis longtemps dans le secteur des transports, il permet de travailler avec différentes plateformes.

On connaît la lenteur des procédures judiciaires… D’ici là, l’affaire va continuer d’embarrasser les entrepreneurs, tout simplement car elle crée une incertitude juridique dans un pays déjà champion en la matière. Laquelle perdurera tant qu’un nouveau cadre légal soutenant les nouvelles pratiques et applicable aux plateformes étrangères ne sera pas définitivement posé.

Eugénie, 28 ans, entrepreneuse qui s’est lancée dans la livraison de petits-déjeuners.


(Source : Les Echos)

L’origine du conflit en cliquant sur ce lien: 

L’Urssaf déclenche l’arme atomique contre les VTC et Uber, à quel prix?

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