One Planet Summit : le verre aux trois quarts vide

Share Button

 

Le 12 décembre 2017, Emmanuel Macron, président de la République française, Jim Yong Kim, président du Groupe Banque mondiale et Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, ont répondu à l’urgence écologique pour notre planète en réunissant à Paris les leaders internationaux et des citoyens engagés venus du monde entier. Car deux ans jour pour jour après l’accord historique de Paris, l’heure est aux actions concrètes. Même si de nombreux projets ont vu le jour, le constat est dramatique : nous sommes bien en-deçà des objectifs qui avaient été fixés dans le cadre de la Cop21 – objectifs qui étaient d’ailleurs déjà inférieurs à ce dont nous avons besoin pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés.

one planet summit

Crédits photo : Courrier International

En 2016 et 2017, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse après trois années de stagnation. La Chine, premier responsable au niveau mondial, y est bien entendu pour une grande part responsable, sa croissance s’étant relancée sur des bases plus solides que les années précédentes. Alors que le coup de tonnerre du retrait des Etats-Unis des Accords de Paris signés en 2015, l’heure est à un bilan… particulièrement compliqué. Selon le Financial Times, il manque chaque année 179 Milliards de dollars d’investissements mondiaux pour couvrir les besoins induits par les objectifs de ces accords. Ce, alors que les dirigeants de pays semblent ne toujours pas savoir comment réellement faire face à ce problème majeur. C’est d’ailleurs par un discours fort que le Président de la République française s’est tourné vers les leaders présents en leur disant ceci : « dans 50, 60 ou 100 ans, il y aura 10 ou 15 pays présents aujourd’hui qui ne seront plus là ; ils auront disparu avec leur population avec eux ».

 

C’est dans ce contexte critique que l’incubateur parisien Numa a choisi de s’installer à Station F. Numa a choisi en effet ce timing pour présenter ses pépites les plus prometteuses pour sauver la planète – rien que ça. « Nous vivons un moment crucial et il ne faut surtout pas passer à côté des opportunités de coopération » a présenté Marie-Vorgan Le Barzic, a la tête de Numa. Pour cette dernière, « c’est l’occasion de mettre à l’honneur des acteurs et de leur permettre de contribuer à la réduction des émissions de CO2 qui mettent notre planète en danger. » En un mois, les équipes de Numa ont travaillé en collaboration avec environ 600 startups pour ne finalement en retenir qu’une trentaine – startups qui sont résolument à l’honneur cette semaine.

 

OpenAirlines en est un très bon exemple. La pépite toulousaine est âgée de dix ans et compte déjà 25 compagnies aériennes parmi ses clients. Son produit est simple : une application qui permet d’évaluer en temps réel la consommation du carburant lors d’un vol commercial. La startiup s’adresse soit directement aux pilotes, soit aux compagnies. Dans le premier cas, elle va alors recommander pendant le vol un ou des usages qui permettront de faire baisser la consommation de carburant entre 2 et 5 %, « ce qui représente plusieurs Millions d’euros d’économies par an » comment le précise Alexandre Feray un de ses cofondateurs. De quoi convaincre Emmanuel Macron que les start-up ont devancé son appel. Ce dernier a en effet plaidé : « Il en va de la responsabilité des entrepreneurs,

des investisseurs et des chercheurs d’agir maintenant ».

 

Comme le disait Elon Musk, il ne s’agit pas de parler de science-fiction, il s’agit de regarder l’avenir sans avoir peur.

 

Tant que la classe politique n’avance pas, on ne peut qu’espérer que les entrepreneurs se saisissent de la question…

A.H

 

Share Button

ARTICLES SIMILAIRES

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 
FERMER
CLOSE