Réseaux sociaux d’entreprise : pourquoi ils ne marchent pas

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Alors que de plus en plus d’entreprises soucieuses de créer une cohésion dans leurs équipes et de casser les hiérarchies existantes investissent dans les réseau sociaux d’entreprise, ceux-ci ne produisent pas les effets attendus, en termes de fréquentation comme d’usage.

RSE Réseaux sociaux d’entreprise

Crédits photo : Le journal du CM

Nouvelle lubie des grands groupes, les réseaux sociaux d’entreprise peinent à rassembler. Pire, ils seraient même contre-productifs. C’est le constat établi par un rapport de l’Institut de gestion sociale IGS-RH publié lundi 27 novembre.

Pourtant les entreprises paient cher ce service : entre 4 et 5 euros par mois par employé. « L’erreur que font les entreprises est de penser que leurs collaborateurs reproduiront dans un réseau social d’entreprise les comportements observés sur les réseaux sociaux privés comme Facebook » explique le chercheur Jean Pralong, qui a mené cette étude.

Des RSE fonctionnant « du haut vers le bas »

Et en effet, rien qu’en termes de fréquentation, les usages sont très différents. Alors que quasiment tous les salariés sont sur Facebook, ils sont seulement 17% à utiliser les RSE, et 25% chez les managers. La raison ? Le fonctionnement très hiérarchique de ces réseaux, pensés par et pour les managers, autrement dit « du haut vers le bas ».

« Au lieu de décloisonner et de provoquer des connexions entre services, les réseaux sociaux d’entreprise se superposent aux canaux hiérarchiques existants, ce qui crée une nouvelle hiérarchie, mais virtuelle. Rares sont les salariés qui osent contribuer ou même adhérer à un groupe qui n’est pas créé par leur chef » précise Jean Pralong.

Le chercheur n’enterre pas pour autant ces outils. Selon lui, il s’agit d’abord d’une question d’adaptation et d’encadrement de l’usage. Les conditions du succès des RSE seraient donc la formation des salariés à ces outils et au rôle de ces derniers, mais aussi des garanties sur l’utilisation des données qui en est faite. « Il faut que les salariés aient la garantie que tout ce qui s’écrit sur un réseau social d’entreprise ne puisse pas être utilisé par la suite contre eux » assure Jean Pralong.

H.G.

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