SOS JOBER : ITW Matthieu Perillaud

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SOS jober

  • Pourriez-vous vous présenter ? 

Matthieu Perillaud, 29 ans, Charentais d’origine très vite monté à Paris pour des études d’ingénierie en chimie (ChimieParistech & ESCOM), après une expérience d’un an de recherche & développement au sein du laboratoire GSK à Philadelphie je suis rentré en France fini mes études d’ingénieur avec une option entrepreneuriat. Le virus de l’entrepreneur m’a très vite atteint et j’ai réalisé des projets personnels (association humanitaire, Président du BDE etc.) et de l’intrapreneuriat pour Reckitt Benckiser je décide de tenter HEC Entrepreneur sous l’influence de ma directrice d’option entrepreneuriat de ChimieParistech, Audra Shallal. Après un master spécialisé en entrepreneuriat à HEC je monte une première société comme COO aux côtés de Lara Rouyres & Tatiana Jama, après 3 années à développer la société je décide de partir dans ma propre aventure entrepreneuriale avec mon associé Bruno Haziza & nous créons SOSJOBER pour mettre les nouvelles technologies à la portée des professionnels locaux et les aider dans leur transformation digitale.

Mes hobbies, je suis passionné par tout ce que je fais, j’ai fait beaucoup de sport étant plus jeune allant de la danse contemporaine au Free fight. Je reste un grand hyperactif aujourd’hui même si je suis plutôt salle de musculation maintenant. Tous les types d’art & les nouvelles technologies restent une grande passion pour moi.

  • Pouvez-vous nous présenter SOS JOBER ?

SOS JOBER est la plateforme tiers de confiance qui mets en relation les professionnels compétents & locaux avec les clients B2C et B2B en les accompagnants depuis la rencontre jusqu’au paiement de la mission pour remettre de l’humain au centre de la technologie.

  • Quel est le business model de SOS JOBER ? 

SOSJOBER a été pensé pour accompagner et aider les « jobers » à se développer et acquérir des compétences, c’est pourquoi nous fédérons tous les types de jobers professionnels (auto-entrepreneur, artisan, TPE, PME & grandes entreprises) et nous les aidons à grandir avec des partenaires clés (Artisanat, Pole Emploi, Compagnons du Devoir & CCI). Nous leur proposons directement un accompagnement gratuit sur la plateforme avec un service client, un outil de facturation & une assurance pour qu’ils puissent se concentrer sur leur métier.

En échange, le service fonctionne à la performance avec une commission de 15% sur la main d’œuvre (hors matériel) afin de ne réaliser du chiffre que si eux-mêmes en réalisent.

Pour le client c’est totalement gratuit.

On notera que nous n’avons pas de système de classement ou de compte premium, car nous voulons que seul les compétences permettent au client de choisir le jober qui lui correspond pour sa mission en fonction de son devis, son statut et son profil.

  • Ce qui a pu freiner votre développement en France ?

La volonté de SOSJOBER est de créer un produit adapté au marché Français et pour cela notre stratégie a été de développer une solution en amont avec les grandes instances liées à l’emploi et aux prestataires de services. En effet, avec la loi El Khomri de 2016, il est important qu’il n’y ai pas de lien de subordination entre une plateforme numérique et les auto-entrepreneurs qui sont utilisés pour son service. Chez SOSJOBER nous avons décidé d’aller plus loin et au lieu de proposer une couverture sociale & une nouvelle sorte de sécurité, nous avons décidé de fédérer tous les types de prestataires et de les mettre sur un pied d’égalité.

En effet, sans contraintes il n’y a pas d’innovation et pour nous il était important de montrer que le phénomène d’Ubérisation pouvait être amélioré et adapté au marché du service. C’est pourquoi nous avons conçu un modèle où la certification à l’entrée est primordiale pour garantir la qualité des services rendus. Une fois l’identité, les diplômes et les compétences certifiés, le prestataire est référencé sur la plateforme. Les régimes et statuts acceptés vont de la micro-entreprise à celui de la multinationale. Le plus important pour nous étant qu’ils soient mis sur un pied d’égalité, sans classement préférentiel. Ainsi les prestataires sont libres de fixer leur tarif pour chaque mission et il n’y a pas de lien de subordination, SOSJOBER devenant plus qu’une plateforme, un réel accélérateur de business pour tous et véritable booster pour l’économie locale.

Ce qui nous a freinés en France, c’est avant tout la complexité du code du travail, et toute la méfiance face aux plateformes créée par Uber. A cela ajoutons la latence des instances fédératrices de jobers à mettre en place un partenariat avec un outils numérique, du fait principalement de la grande verticalité de ces groupes.

  • Vous avez fait le choix de vous développer en France ? pourquoi ?

Nous sommes Français mon associé Bruno Haziza & moi-même, et il était pour nous inconcevable de ne pas développer une solution française adaptée au marché Français. De nombreux acteurs internationaux vont rapidement arriver sur le marché Français et il est extrêmement important de pouvoir créer une solution profitable pour l’économie locale et en coordination avec le gouvernement et les prestataires eux-mêmes.

La complexité du code du travail et la méfiance vis-à-vis des plateformes est un frein mais aussi pour nous une opportunité et nous étions certains que dans tous les corps de métiers l’envie de faire évoluer les usages était présente. C’est pourquoi nous avons créé SOSJOBER en accord avec les Jobers, et nous nous sommes même rapprochés de Pôle Emploi afin de créer un partenariat et demain aider les chômeurs à retrouver de l’employabilité.

 

Le grand défi de la France est selon nous, l’emploi et pouvoir redresser la courbe du chomâge et c’est aussi pour cela que nous avons voulu créer un modèle qui accompagne les prestataires dans le développement de leur activité avec des formations pratiques et une vrai valorisation des compétences sur le terrain. Ainsi en travaillant avec la FEDAE, les Artisans, les Compagnons du Devoir nous voulons améliorer les compétences et/ou l’employabilité de chaque prestataire pour qu’il grandisse.

  • l’international fait-il partie de votre stratégie ?

Tout à fait, le développement international est clé pour nous, nous ne voulons pas être un acteur uniquement Français mais Européen avec un modèle qui, si il est profitable et efficace en France sera exportable facilement aux autres pays de l’Europe augmentant ainsi la possibilité pour les prestataires de travailler à travers les frontières.

  • S’il y avait quelque chose à refaire ? 

Nous venons de créer la société et de réellement lancer l’activité en Novembre 2016, donc pouvoir tirer des conclusions seraient compliquées et un peu trop expéditif. Cependant, comme nous le faisons pour notre société, nous apprenons en marchant avec une stratégie « Test & Learn » comme le disent les anglosaxons.

Alors toutes les erreurs faites jusqu’à aujourd’hui nous ont été utiles et il ne tient qu’à nous de ne plus les refaire pour avancer vers l’avenir et toujours offrir un produit en accord avec notre ambition sociétale.

 

  • Vos 3 modèles ? 

Je n’ai pas vraiment de modèles en tant que tel mais je pense que certaines personnes ont pu m’inspirer et faire en sorte de construire la personne que je suis aujourd’hui. La première serait, même si cela paraît bateau et lié à un complexe d’Œdipe, je dirais ma mère qui est un modèle de courage et de valeur à qui je souhaiterai ressembler. La deuxième personne serait une personne à qui il semblerait je ressemble d’après tous mes collaborateurs, il s’agit de Stakhanov le fameux mineur de l’ex URSS pris en exemple durant la propagande de la guerre froide du fait de sa productivité inhumaine. En effet, du fait d’une certaine hyperactivité, je suis souvent comparé à ce célèbre personnage. Le dernier, je dirais que c’est une personne que j’ai eu la chance de rencontrer il y a très peu de temps, Alexandre Mars un serial-entrepreneur qui au-delà de surfer sur sa success story s’est posé les bonnes questions sur son utilité et comment son énergie pouvait être mise au service des autres en créant EPIQ Foundation qui est une organisation collectant des dons pour les redistribuer à des entreprises ayant un rayonnement sociétal et caritatif.

 

 

  • Quels conseils donneriez-vous à des jeunes entrepreneurs (ou moins jeunes) qui aimeraient se lancer dans le secteur des nouvelles techs, des apps ?

Du haut de mes 28 ans je ne sais pas si je peux réellement être légitime pour répondre à cette question, cependant je dirais qu’il s’agit avant tout de deux règles d’or dans l’entrepreneuriat. La première, celle de bien choisir ses associés afin de définir dès le départ la vision qui est donnée au projet ainsi que la légitimité & la complémentarité de ces derniers vis-à-vis du projet. La deuxième serait de bien étudier le marché comme nous disait notre Professeur Fréderic Iselin « Le terrain, le terrain et encore le terrain, on ne créait pas un produit si il ne répond pas à un besoin », afin de créer une solution adaptée au marché. En effet, ce n’est pas l’idée qui compte car il y a peu de chances que personne ne l’ai eu avant vous, mais c’est la mise en place de cette dernière qui va tout changer.

  • Les pays ou vous recommanderiez de se développer ? Selon vous, la France est-elle toujours un pays favorable aux entrepreneurs ? 

Je pense qu’il y a beaucoup de pays où il est bon d’entreprendre si vous avez une innovation adaptée à un marché, après le parcours et les difficultés que rencontrent tous les entrepreneurs, de mon entourage, sont innombrables et certains pays sont plus propices que d’autres. Les USA, Israel sont des pays dans lesquels les investisseurs soutiennent très vite des projets avec des tickets moyens en capital risk qui sont souvent énormes en pariant sur une équipe et en lui donnant les moyens de ses ambitions. La France selon moi est un pays extraordinaire pour entreprendre malgré une fiscalité et un code du travail qui peuvent repousser, en effet le nombres d’aides, de subventions, d’incubateurs, de prêts d’honneur dont la BPI en est l’un des principaux acteurs font de la France une terre d’opportunités.

 

SOS JOBER en quelques chiffres importants. ? 

 

SOSJOBER malgré sa jeunesse en quelques chiffres c’est :

-3 mois d’activité

-Plus de 20 000 téléchargements

-Plus de 2 000 jobers certifiés

-Un rayonnement sur Paris & la grande couronne parisienne

-Un panier moyen supérieur à 100€

-Une croissance de 40% / mois (sur trois mois c’est assez simple)

 

 

Votre citation fétiche 🙂

« Le seul endroit où réussite arrive avant travail c’est dans le dictionnaire »

 

Téléchargement gratuit de l’APP’ : http://apple.co/2mOR6tr

 

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