Tiamat lève 3,6 millions d’euros pour développer ses batteries au sodium

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Tiamat lève 3,6 millions d’euros pour développer ses batteries au sodium

La start-up amiénoise Tiamat vient de boucler un tour de table de 3,6 millions d’euros pour développer sa solution. Son objectif ? Révolutionner le secteur de la batterie en remplaçant le lithium par du sodium.

Tiamat lève 3,6 millions d’euros pour développer ses batteries au sodium

Crédits photo : Frenchweb

Tiamat compte bien bousculer l’univers de la batterie. La start-up, fondée en 2017 à Amiens, vient en effet de réaliser une levée de fonds de 3,6 millions d’euros auprès de Finovam, CNRS Innovation et Picardie Investissement afin de développer des prototypes de batteries fonctionnant avec la technologie sodium-ion, qui a pour but de remplacer le lithium actuellement utilisé dans les batteries classiques.

Bien qu’elle présente moins d’autonomie qu’une batterie classique, la batterie au sodium se recharge dix fois plus vite, en 5 à 10 minutes contre plusieurs heures pour une batterie au lithium. Sa durée de vie est donc plus longue avec un nombre de cycles 10 fois plus important, le tout pour un coût similaire. Surtout, le lithium est une ressource rare, et donc coûteuse, qui implique de trouver des alternatives.

Des batteries en circulation dès 2020

La solution, inspirée d’une technologie développée par le CNRS, répond donc à de véritables problématiques qui se poseront dans les années à venir. « Cette technologie va révolutionner les usages dans beaucoup de domaines, par exemple ceux de la mobilité électrique, des outillages portatifs ou du stockage des énergies renouvelables » explique Laurent Huard, fondateur et CEO de Tiamat.

Avec cet investissement, la start-up va pouvoir fabriquer des prototypes qui lui serviront à valider les propriétés de sa batterie auprès de partenaires clients. Cette étape, qui doit s’étaler sur 18 mois, débouchera ensuite sur la phase d’industrialisation. « L’objectif est d’installer dès 2020 un démonstrateur industriel, idéalement dans les Hauts-de-France, capable de produire les premières séries de batterie » précise Laurent Huard, qui prévoit par la suite de vendre ses batteries au sodium dans toute l’Europe.

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